Photo d’archive : Kimi Antonelli au Melbourne Walk lors du Grand Prix d’Australie, le 6 mars 2026 ; elle ne montre pas la course de Bakou. © Yu Chu Chin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; version dérivée distribuée sous la même licence.
Kimi Antonelli a transformé une 16e place sur la grille en cinquième position à l’arrivée de Bakou, limitant la perte face à son équipier et rival George Russell.
Le leader du championnat avait vécu ce qu’il qualifie de pire week-end de sa saison. Des problèmes techniques ont réduit son roulage en essais, puis son accident en Q1 l’a condamné à partir loin du groupe de tête. Pendant ce temps, Russell signait la pole avant de gagner la course.
La conséquence comptable est nette : l’avance d’Antonelli passe de 81 à 66 points. L’Italien conserve 302 points contre 236 pour Russell. Sa remontée empêche néanmoins une correction beaucoup plus sévère, car la cinquième place lui rapporte dix points malgré un rythme qu’il jugeait insuffisant.
Une course pensée comme une opération de sauvegarde
Antonelli n’a pas cherché à réparer son week-end en un seul freinage. Il a d’abord perdu du terrain au départ, puis progressé patiemment à mesure que les voitures de sécurité resserraient le peloton. Mercedes lui avait demandé de privilégier le résultat global plutôt que de multiplier les risques.
Cette stratégie lui a permis d’éviter l’accrochage entre les deux Alpine et Norris à la première relance. Il a ensuite dépassé Lewis Hamilton et remonté jusqu’à Charles Leclerc. À l’arrivée, seulement 0,376 seconde sépare les deux pilotes, mais Antonelli n’a pas trouvé l’ouverture dans les derniers tours.
Son résultat est aussi remarquable parce que sa Mercedes n’était plus intacte. Un contact avec la Haas d’Oliver Bearman à la relance a endommagé le fond plat. Antonelli a parlé de dégâts importants, qui réduisaient l’appui et compliquaient encore la gestion d’une voiture avec laquelle il manquait déjà de confiance.
Russell revient, sans renverser le championnat
La victoire de Russell change la dynamique interne de Mercedes. Le Britannique a dominé le week-end, de la pole au drapeau à damier, et signe un gain net de quinze points sur Antonelli. Il reste toutefois à plus de deux victoires de distance au classement.



