David Coulthard estime que la FIA peut décider plus vite lorsqu'un incident impose clairement de neutraliser une course, sans prétendre supprimer la part d'incertitude stratégique créée par ces interventions.
Photo de couverture : David Coulthard lors de l'Adelaide Motorsport Festival, le 1er mars 2026. Photo d'archive ; elle ne montre ni le Grand Prix d'Espagne ni la direction de course de la FIA. © Yu Chu Chin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Réemploi d'un recadrage fidèle, redimensionné et compressé en WebP ; aucune retouche du sujet. Cette version dérivée reste sous la même licence.
Le débat revient après Madrid. Lance Stroll s'est immobilisé en piste à la suite d'un problème de freins. Lorsque la voiture de sécurité virtuelle a été déclenchée, Lando Norris avait déjà dépassé l'entrée des stands. Kimi Antonelli a pu s'arrêter à moindre coût et prendre l'avantage qui l'a conduit à sa huitième victoire de la saison.
La sécurité d'abord, le chronomètre ensuite
Coulthard ne conteste pas la nécessité d'une VSC, d'une Safety Car ou d'un drapeau rouge. Il vise le temps qui sépare un incident évident de la décision correspondante. Selon lui, certains cas offrent assez peu d'ambiguïté pour permettre une réponse plus rapide.
Il cite notamment un accident majeur à Parabolica, à Monza, pour lequel il juge qu'un drapeau rouge aurait pu suivre presque immédiatement le drapeau jaune. Son propos est une appréciation publique d'ancien pilote, pas l'annonce d'un changement de procédure par la FIA.
Pourquoi quelques secondes changent une course
La neutralisation réduit la vitesse du peloton et modifie le coût relatif d'un arrêt aux stands. Le pilote qui vient de dépasser l'entrée doit parcourir un tour supplémentaire avant de changer de pneus. Celui qui arrive quelques secondes plus tard peut profiter de la fenêtre. Le mécanisme est connu, mais son effet devient spectaculaire lorsqu'il décide de la tête de course.



