Frédéric Vasseur refuse de basculer entièrement les ressources de Ferrari vers 2027 : selon lui, environ 80 % du travail de développement actuel pourra être réutilisé sur la prochaine voiture.
Photo de couverture : Lewis Hamilton au volant de la Ferrari SF-26 pendant les qualifications du Grand Prix de Chine, le 14 mars 2026. Photo d’archive ; elle ne montre ni une évolution future ni la voiture 2027. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Le directeur de la Scuderia ne présente pas ce pourcentage comme la part de pièces identiques entre les deux monoplaces. Il parle du savoir, des méthodes et des solutions issus du développement, dans un règlement qui restera suffisamment stable pour éviter de séparer artificiellement les deux programmes.
Pas de coupure nette entre deux saisons
Ferrari se trouve face à un choix classique : continuer à améliorer la SF-26 alors que les écarts au championnat sont importants, ou concentrer plus tôt ses forces sur la voiture suivante. Vasseur rejette cette opposition trop simple. Pour lui, les travaux menés sur l’aérodynamique, la compréhension des pneus et l’exploitation de la voiture alimentent déjà le projet 2027.
Son estimation d’environ 80 % décrit cette continuité. Elle ne permet pas de conclure que quatre pièces sur cinq seront conservées, ni de mesurer un gain chronométrique. Ferrari n’a publié ni plan de développement détaillé ni données internes permettant une telle extrapolation.
Cette approche tranche avec une saison de rupture réglementaire, où poursuivre une architecture en fin de cycle peut détourner des ressources du modèle suivant. En 2026, la nouvelle génération de châssis et de groupe propulseur vient seulement d’entrer en compétition. Les leçons tirées aujourd’hui ont donc davantage de chances de rester valables l’an prochain.
La qualification reste le chantier prioritaire
Vasseur estime que le rythme de course de Ferrari est plus solide que ne le suggèrent certains résultats. Le point faible se situe davantage dans la capacité à extraire immédiatement le potentiel sur un tour, puis à partir assez haut pour convertir ce rythme en podiums ou en victoires.
Le Grand Prix d’Espagne à Madrid a illustré cette difficulté de conversion. Charles Leclerc a terminé quatrième, tandis que Lewis Hamilton a abandonné après six tours. Ce résultat ne résume pas la vitesse de la SF-26, mais il montre pourquoi l’équipe ne peut pas attendre 2027 pour corriger son exécution et sa fenêtre de fonctionnement.



