Photo d’archive : Colton Herta au volant de la Hitech numéro 4 lors de la manche de Formule 2 en Autriche, le 26 juin 2026. Elle ne montre ni les essais privés Cadillac ni l’entretien publié le 28 septembre. © Lukas Raich / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Redimensionnement et compression WebP, sans recadrage ni retouche du sujet ; cette version dérivée reste distribuée sous la même licence.
Colton Herta reconnaît que sa saison de Formule 2 ne produit pas les progrès attendus, mais estime que ses performances au simulateur et lors des essais privés de Cadillac maintiennent ouverte sa trajectoire vers la F1.
La contradiction est désormais au cœur de son dossier. Le pilote américain occupe la 19e place du championnat de F2 avec 26 points après Bakou, très loin du top 10 que Cadillac espérait le voir atteindre. En parallèle, il assure être immédiatement compétitif lorsqu’il retrouve les outils et la monoplace de l’équipe de Formule 1.
Dans un entretien publié lundi 28 septembre par Autosport, Herta ne cherche pas à embellir son bilan en F2. Il constate que le rythme manque depuis le début de l’année et que les résultats n’ont pas suivi. Cette franchise transforme la fin de saison en évaluation de carrière : le passage par la catégorie n’a pas apporté la démonstration sportive qui devait faciliter son arrivée sur la grille de F1.
Vingt-six points et une adaptation inachevée
Le classement officiel de Formule 2 confirme l’écart. Herta n’a marqué que 26 points en douze manches et reste 19e, alors que deux rendez-vous figurent encore au calendrier, à Lusail puis à Yas Marina. Sa cinquième place dans la course Sprint de Barcelone demeure son meilleur résultat de la saison.
Bakou n’a pas inversé la tendance. Hitech souligne que l’Américain a terminé les trois courses, mais ces arrivées n’ont pas rapporté de point. En qualifications, il a également reçu une pénalité de cinq places pour avoir gêné Cian Shields, sans que cette sanction ne change finalement sa position de départ puisqu’il s’était qualifié en dernière ligne.
Les difficultés ne se résument donc pas à un abandon ou à un week-end isolé. Herta doit encore trouver la fenêtre de fonctionnement de la F2, ses pneus et son format de qualifications. Les trois accidents subis entre Monza et Madrid ont aussi interrompu la continuité dont un débutant a besoin pour construire ses repères.
Le contraste avec le travail Cadillac
Herta décrit une situation très différente dans l’environnement de Cadillac. Il dit avoir augmenté son volume de simulateur et avoir repris le volant lors d’un essai privé lundi. D’après sa propre appréciation, le rythme est solide dans ces deux exercices, alors qu’il ne parvient pas à le transférer dans la Hitech.
Cette comparaison doit rester prudente. Un simulateur et une séance avec une ancienne voiture ne placent pas le pilote dans les mêmes conditions qu’une qualification de F2, et Cadillac ne publie pas de chronométrage permettant une vérification indépendante. Ils offrent néanmoins à l’équipe des données sur sa préparation technique, sa régularité et la qualité de son retour aux ingénieurs.



