Photo d’archive : Lando Norris au volant de la McLaren MCL39 pendant les EL1 du Grand Prix du Japon, le 4 avril 2025 ; elle ne montre ni la MCL40 2026 ni la course de Bakou. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet. Version dérivée distribuée sous la même licence.
Andrea Stella a identifié trois causes au déficit de vitesse qui a condamné McLaren à défendre pendant presque tout le Grand Prix d’Azerbaïdjan : trop de traînée, des rapports de transmission à réexaminer et une unité de puissance imparfaitement exploitée.
Le constat dépasse la mauvaise fortune d’un samedi sans point. Oscar Piastri a perdu un podium probable après un double blocage au premier virage, tandis que Lando Norris a été pris dans l’accrochage des deux Alpine. Mais avant ces incidents, les deux MCL40 passaient déjà davantage de temps à surveiller leurs rétroviseurs qu’à préparer des attaques.
McLaren avait pourtant qualifié Piastri troisième et Norris cinquième. La voiture pouvait produire un tour rapide, surtout dans les sections sinueuses, mais elle restait vulnérable sur les 2,2 kilomètres d’accélération qui mènent à la ligne de départ. La course a transformé cette faiblesse en contrainte permanente.
La traînée, premier étage du problème
Stella place d’abord l’aérodynamique au centre du diagnostic. La MCL40 génère trop de résistance à l’avancement pour atteindre une vitesse de pointe comparable à celle de ses principales rivales. À Bakou, ce coût est double : il limite les possibilités de dépassement et rend la défense plus difficile lorsqu’une voiture rivale bénéficie de l’aspiration.
Le compromis d’aileron ne suffit pas à expliquer l’écart. Retirer de l’appui à l’arrière peut réduire la traînée, mais la voiture perd alors de la stabilité au freinage et de la vitesse dans les virages. McLaren devait déjà composer avec un manque de performance dans les courbes lentes. Une configuration encore plus déchargée aurait pu déplacer le problème plutôt que le résoudre.
Le premier relais de Piastri illustre ce compromis. L’Australien a utilisé sa précision dans le secteur du château pour créer assez d’écart avant la grande ligne droite, puis il a placé sa voiture de manière à contenir les Red Bull. Cette défense a fonctionné, mais elle exigeait une exécution parfaite à chaque tour.
Des rapports de transmission à remettre en question
Le deuxième chantier cité par Stella concerne les rapports de transmission. Le directeur de McLaren ne dit pas qu’un rapport précis était erroné ; il veut vérifier si les choix retenus permettaient réellement d’exploiter la vitesse maximale demandée par un circuit aussi atypique.
Les rapports déterminent la manière dont le moteur délivre son effort jusqu’aux roues. Sur une accélération aussi longue, une voiture peut atteindre trop tôt une zone où elle ne gagne presque plus de vitesse, ou au contraire ne pas exploiter au mieux la puissance disponible. Le choix doit aussi fonctionner dans les relances lentes, nombreuses à Bakou.
Cette piste explique pourquoi Stella refuse d’attribuer tout le déficit au moteur. La vitesse en ligne droite résulte d’un système : traînée de la carrosserie, démultiplication, énergie électrique disponible et déploiement de la puissance se combinent. Une faiblesse modérée dans chacun de ces domaines peut produire un écart très visible au bout de la ligne droite.



