Photo d’archive : Max Verstappen au volant de la Red Bull RB22 pendant les EL1 du Grand Prix de Chine, le 13 mars 2026 ; elle ne montre pas la course de Bakou. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Red Bull a remplacé quatre éléments du groupe propulseur de Max Verstappen après avoir identifié un problème moteur au terme des qualifications de Bakou, sans lui infliger de pénalité sur la grille.
Cette intervention nocturne apporte la première explication concrète au contraste entre le vendredi du Néerlandais et sa course. Huitième en qualifications après une perte de vitesse en ligne droite et une batterie incomplètement chargée, il a retrouvé une Red Bull compétitive le samedi et terminé deuxième, à seulement 0,196 seconde de George Russell.
Le document technique publié par la FIA ne désigne pas la pièce défectueuse. Il établit en revanche l’étendue du changement : un moteur thermique, un turbocompresseur, un jeu d’échappements et un composant auxiliaire de l’unité de puissance ont été montés sur la voiture numéro 3 avant la course.
Quatre éléments neufs, mais aucune sanction
Le moteur thermique, le turbo et le jeu d’échappements étaient chacun les quatrièmes utilisés par Verstappen cette saison. Le composant auxiliaire était son cinquième. La FIA a confirmé que ces quatre montages restaient dans les allocations prévues par l’article B8.2.2 du règlement sportif 2026.
Le pilote Red Bull a donc conservé sa huitième place sur la grille. Le changement était suffisamment large pour sécuriser plusieurs zones du groupe propulseur, mais il ne permet pas de conclure que les quatre éléments remplacés étaient défaillants. La seule certitude publique vient de Verstappen lui-même : l’équipe a trouvé un problème moteur après les qualifications, a changé l’unité et l’anomalie était résolue pour la course.
Cette nuance compte. Le rapport FIA décrit ce qui a été installé et sa conformité réglementaire ; il ne livre ni diagnostic détaillé ni cause racine. Red Bull n’a pas précisé si la perte venait du moteur thermique, du turbo, d’un auxiliaire ou d’une interaction avec la gestion électrique.
Les symptômes du vendredi prennent un autre sens
En Q1, Verstappen estimait perdre environ une demi-seconde dans la ligne droite par rapport à Isack Hadjar. En Q3, sa batterie ne s’est pas rechargée complètement à la sortie du dernier virage, l’obligeant à interrompre un tour. Les pneus ont alors perdu de la température avant son ultime tentative, également perturbée par un drapeau jaune.
Ces faits étaient connus dès vendredi, mais Red Bull n’en comprenait pas encore l’origine. Le remplacement déclaré samedi relie désormais les difficultés de vitesse à un problème moteur identifié pendant la nuit. Il ne prouve toutefois pas que la recharge incomplète de la batterie et le déficit en ligne droite avaient une seule cause.
L’intervention a surtout rendu à Verstappen une plateforme exploitable. Formula 1 a relevé que la puissance supplémentaire avait produit un bénéfice visible, tandis que Laurent Mekies a salué le travail conjoint des équipes châssis et groupe propulseur.



