Williams introduira au Grand Prix d’Azerbaïdjan son principal ensemble d’évolutions de la saison, un test attendu autant pour relancer une FW48 en retrait que pour valider les méthodes utilisées à Grove avant 2027.
Photo de couverture : Alexander Albon au volant de la Williams FW48 à Spa-Francorchamps, le 28 juillet 2026. Photo d’archive ; elle ne montre ni Bakou ni les nouvelles pièces annoncées. © Der Alf / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Le rendez-vous de Bakou dépasse la simple recherche de quelques dixièmes. Williams a repoussé ce paquet majeur pendant plusieurs mois, après un début de saison marqué par les retards, une voiture trop lourde et des caractéristiques aérodynamiques qui n’ont pas répondu aux attentes. Entre-temps, les équipes du milieu de grille ont multiplié les nouveautés et déplacé le niveau de référence.
Une FW48 plus rapide, mais face à une cible qui bouge
La saison avait pourtant commencé avec cinq arrivées dans les points pour les pilotes Williams. La huitième place d’Alexander Albon à Monaco reste le meilleur résultat de l’équipe. Depuis, la FW48 n’a plus marqué et termine souvent dans la seconde moitié du peloton.
Albon ne conteste pas que l’évolution doit apporter un gain. Il souligne toutefois que le rythme de développement de la concurrence a changé l’équation depuis le moment où les nouvelles pièces ont été validées. Selon lui, Williams perd actuellement environ une seconde par tour sur le groupe du milieu en conditions de course. Combler entièrement cet écart avec une seule livraison paraît donc improbable.
Carlos Sainz tient un discours comparable. L’Espagnol espère retrouver la lutte pour un ou deux points, tout en rappelant que ce niveau resterait très éloigné des objectifs annoncés avant la saison. Bakou doit offrir un progrès visible, pas effacer d’un coup les difficultés de la FW48.
Le chrono ne sera pas le seul verdict
Le classement brut ne suffira pas à juger la réussite du paquet. L’équipe doit d’abord vérifier que les gains mesurés en simulation apparaissent réellement sur la piste. Une bonne corrélation entre les outils de conception, la soufflerie, le simulateur et la voiture donnera aux ingénieurs une base plus fiable pour leurs prochains choix.



