Kimi Antonelli a réalisé l’un des exploits de la saison en remportant le Grand Prix d’Italie, alors qu’il s’élançait depuis la 19e place sur la grille après un cinquième changement de moteur.
Le pilote Mercedes devient le premier Italien à s’imposer à Monza depuis Ludovico Scarfiotti en 1966, et jamais un pilote n’était encore parti d’aussi loin pour triompher dans le Temple de la Vitesse. Il devance son coéquipier George Russell et Max Verstappen, complet un podium à suspense jusqu’au bout.
Le chaos du premier tour change tout
Le scénario de la course a basculé dès l’entame. Pierre Gasly, auteur d’une pole historique la veille, a été rapidement avalé par George Russell dès le deuxième tour. Mais c’est surtout l’accrochage entre les deux Ferrari qui a bouleversé la donne : très agressif face à Lewis Hamilton au moment de l’envol, Charles Leclerc a fini sa course dans le mur de pneus de la Parabolique dès le premier tour, provoquant un drapeau rouge et une interruption de trente minutes. Au moment du retour en piste, Antonelli, qui avait chaussé des pneus medium pendant la pause forcée, avait déjà gagné treize places pour pointer au sixième rang.
Une remontée à la force du poignet
La suite n’a été qu’une démonstration de pilotage pour l’Italien, qui a profité d’une bataille entre Russell et Verstappen pour revenir sur ses adversaires et s’emparer de la tête dès le 18e tour. Après un ravitaillement judicieux sous voiture de sécurité virtuelle au 28e tour — une option écartée par Russell — Antonelli est ressorti sixième avec des pneus frais, avant de revenir au contact de son coéquipier à sept tours de l’arrivée.






