Photo d’archive : Kimi Antonelli au volant de la Mercedes W17 à Suzuka, le 27 mars 2026. Elle ne montre ni Sepang ni la reconnaissance du circuit malaisien. © Martin Lee / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Recadrage central fidèle en 16:9, redimensionnement, retrait des métadonnées et compression WebP ; version dérivée distribuée sous la même licence.
La reconnaissance de Sepang a déplacé les prévisions stratégiques : plusieurs pilotes estiment désormais qu’une course à deux ou trois arrêts est plausible sur un asphalte plus abrasif qu’attendu.
Avant le week-end, Pirelli avait sélectionné les C2, C3 et C4 pour rapprocher les stratégies à un et deux arrêts. Jeudi 1er octobre, le premier examen réel de la piste a ajouté une donnée plus sévère aux simulations. Kimi Antonelli décrit la surface comme la plus rugueuse qu’il ait rencontrée, tandis qu’Oscar Piastri la compare à du papier de verre.
Cette observation ne rend pas l’analyse de Pirelli caduque. Elle montre plutôt que la fenêtre stratégique reste plus ouverte que prévu tant que les voitures n’ont pas roulé. L’état initial de la piste, sa température et la vitesse à laquelle elle se gomme vendredi détermineront si trois passages par les stands deviennent réellement compétitifs.
Un tour rapide peut déjà surchauffer les pneus
Le problème ne concerne pas seulement les longs relais. Antonelli s’attend à devoir préserver les pneus jusque dans le troisième secteur pendant les qualifications, après un seul tour lancé. La chaleur et la rugosité peuvent augmenter l’adhérence mécanique, mais elles accélèrent aussi l’échauffement de la gomme au-delà de sa fenêtre idéale.
George Russell souligne une conséquence moins évidente pour la course. Si les pneus surchauffent dès qu’une voiture suit une rivale, le pilote qui vient d’être dépassé pourrait avoir plus de difficulté à rester à moins d’une seconde puis à contre-attaquer. Les longues lignes droites de Sepang favorisent théoriquement les dépassements ; la température de surface pourrait réduire cette promesse en dégradant rapidement les pneus dans l’air sale.
À ce stade, il s’agit encore d’une hypothèse de pilotes fondée sur la reconnaissance à pied. Les essais libres devront mesurer la dégradation réelle avec les charges de carburant, les réglages et les trois mélanges disponibles. Une piste qui évolue rapidement peut aussi rapprocher les stratégies au lieu de les disperser.


