Photo d’archive : Franco Colapinto au volant de l’Alpine A526 pendant les qualifications du Grand Prix de Chine, le 14 mars 2026 ; elle ne montre pas l’accrochage de Bakou. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Flavio Briatore va examiner les suites à donner à l’erreur de Franco Colapinto qui a éliminé les deux Alpine et Lando Norris au Grand Prix d’Azerbaïdjan.
Le conseiller exécutif d’Alpine n’a annoncé aucune sanction interne précise. Il a toutefois qualifié la tentative du pilote argentin de très mauvaise manœuvre et déclaré vouloir prendre le temps de réfléchir à la conduite à tenir pour éviter qu’un tel épisode se reproduise.
Cette prise de position, publiée dimanche 27 septembre par Formula 1, donne une nouvelle dimension à l’accrochage du premier virage. La faute sportive est déjà tranchée par les commissaires ; l’équipe doit maintenant décider comment la traiter en interne.
Une occasion de double score détruite à la relance
Avant l’incident, Alpine occupait deux places dans les points. Pierre Gasly roulait septième et Colapinto se battait autour de la neuvième position lorsque la voiture de sécurité provoquée par la sortie d’Alexander Albon a regroupé le peloton.
À la relance, Colapinto a freiné trop tard sur la trajectoire intérieure du premier virage. Les roues se sont bloquées et l’Alpine numéro 43 a percuté celle de Gasly. Le Français a ensuite été projeté vers la McLaren de Norris. Les trois pilotes ont abandonné, même si Colapinto a d’abord réussi à ramener sa monoplace endommagée aux stands.
Les commissaires ont estimé que l’Argentin ne pouvait plus négocier le virage de manière contrôlée. La pénalité de dix secondes normalement appliquée n’ayant pas pu être purgée après son abandon, elle a été convertie en recul de cinq places sur la grille du prochain Grand Prix auquel il participera.
Les excuses ferment le conflit entre pilotes, pas le dossier d’équipe
Colapinto a reconnu sa responsabilité sans chercher d’explication extérieure. Il a présenté ses excuses à Gasly, à Norris, aux membres d’Alpine sur le circuit et à l’usine. Il a décrit un blocage avec pneus et freins froids, tout en soulignant que cela ne devait pas arriver.
Gasly a accepté les excuses de son équipier et a indiqué que les deux hommes géreraient la situation avec l’équipe. Cette réaction évite d’installer publiquement un conflit entre les pilotes, mais elle n’efface pas la perte sportive : Gasly estimait disposer d’un rythme proche de Hamilton et Norris avant la neutralisation.


