Ayao Komatsu affirme que Haas choisira ses pilotes 2027 d’abord sur la performance, avant les liens avec Ferrari ou Toyota et avant tout apport commercial ; cinq candidats auraient manifesté leur intérêt pour le baquet encore indécis.
Photo de couverture : Oliver Bearman au volant de la Haas VF-26 pendant les qualifications du Grand Prix de Chine, le 14 mars 2026. Photo d’archive ; elle ne montre ni une sélection de pilotes ni une annonce pour 2027. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Le directeur de l’écurie n’a confirmé aucun nom et n’a fixé aucune date de décision. Son intervention établit en revanche une hiérarchie claire entre les critères : le niveau sportif doit créer la sélection, les partenariats ne peuvent départager que des pilotes jugés équivalents.
Komatsu refuse qu’un partenariat compense trois dixièmes
Interrogé sur la future composition de son équipe, Komatsu a pris un exemple volontairement précis. Haas ne retiendrait pas un candidat plus lent de trois dixièmes simplement parce qu’il bénéficie d’un lien avec Toyota ou Ferrari, ou parce qu’il apporte cinq millions supplémentaires.
Cette déclaration ne signifie pas que les affiliations sont sans importance. Haas utilise un moteur Ferrari et développe parallèlement sa coopération technique avec Toyota. Dans un choix serré, l’intégration à l’un de ces réseaux, l’accès à des essais ou la cohérence commerciale peuvent compter. Komatsu les place toutefois après la comparaison des performances.
Le message vise aussi à protéger la crédibilité de la décision. Le marché des pilotes mêle toujours chronos, expérience, capacité de développement, budget et relations contractuelles. En annonçant publiquement l’ordre de priorité, Haas se donne un critère auquel son choix final pourra être confronté.
Cinq intéressés, mais aucune sélection annoncée
Komatsu indique que cinq pilotes sont intéressés par le volant, sans les identifier. Les noms de Rafael Câmara, Leonardo Fornaroli ou Jack Doohan circulent dans la presse, mais Haas ne les a pas présentés comme une liste officielle de finalistes. Ils ne doivent donc pas être traités comme des candidats confirmés au même stade.
Le dirigeant a également écarté l’idée d’une annonce immédiate en précisant que la décision n’interviendrait pas la semaine suivante. Cette prudence prolonge sa position exprimée fin août : l’équipe ne se considère pas pressée et veut d’abord aider Oliver Bearman et Esteban Ocon à exploiter la VF-26.
À ce jour, la page officielle de l’écurie pour 2026 présente toujours Ocon et Bearman comme titulaires. Leurs résultats de cette saison, la qualité de leur travail technique et l’évolution de la voiture fourniront des données plus fiables qu’une simple rumeur de marché.
Le cas Bearman montre les qualités recherchées
Komatsu avait déjà détaillé au printemps ce qu’il apprécie chez Oliver Bearman : la vitesse, mais aussi la capacité à absorber les informations, à comprendre l’ensemble du problème et à maintenir une attitude constructive avec les ingénieurs et les mécaniciens. Ce profil rappelle que la « performance » ne se réduit pas à un seul tour rapide.
Une équipe comme Haas doit également mesurer la constance, le retour technique, la gestion des pneus et la manière de travailler dans un environnement où les ressources restent plus limitées que chez les structures de tête. La comparaison entre candidats suppose donc plusieurs types de données, pas uniquement un meilleur chrono isolé.
Les difficultés de 2026 compliquent encore l’évaluation. Haas occupe la septième place du championnat avec 21 points. Certaines différences entre les deux voitures ont été attribuées à des problèmes de constance des pièces ou de comportement aérodynamique, ce qui oblige l’équipe à distinguer la performance du pilote de celle du matériel disponible.
Une décision qui reste ouverte
La déclaration de Komatsu fournit une méthode, pas le résultat du recrutement. Elle ne confirme ni le départ d’Esteban Ocon, ni la prolongation d’Oliver Bearman, ni la promotion d’un jeune pilote. Toute présentation d’un duo 2027 comme acquis dépasserait les éléments publiés.
Pour Haas, le choix devra concilier l’immédiat et le long terme. Un pilote expérimenté peut accélérer la compréhension technique, tandis qu’un jeune très rapide peut offrir une marge de progression et s’inscrire dans une relation durable avec un partenaire. Le principe annoncé fixe seulement le point de départ : aucun avantage extérieur ne doit effacer une différence de niveau jugée significative.


