Photo de couverture : Isack Hadjar au Melbourne Walk lors du Grand Prix d’Australie, le 8 mars 2026. Photo d’archive ; elle ne montre pas les qualifications de Bakou. © Yu Chu Chin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; version dérivée distribuée sous la même licence.
Isack Hadjar a transformé son retour en démonstration de solidité : après trois Grands Prix d’absence, le Français a placé sa Red Bull au quatrième rang des qualifications de Bakou.
Son chrono de 1 min 43 s 500 le place derrière George Russell, Charles Leclerc et Oscar Piastri, mais devant Lando Norris et surtout Max Verstappen, huitième. Le résultat ne gomme pas les difficultés mécaniques rencontrées par le Néerlandais ; il mesure néanmoins la vitesse retrouvée par Hadjar dès son premier week-end de compétition depuis la Hongrie.
La performance prend une dimension particulière parce que le pilote de 21 ans revenait d’une fracture au poignet contractée pendant la trêve estivale. Il avait manqué les Grands Prix des Pays-Bas, d’Italie et d’Espagne, remplacé chez Red Bull par Liam Lawson. Bakou, avec ses murs proches et ses freinages violents, ne constituait pas le circuit le plus indulgent pour reprendre.
Red Bull confirme un retour sans douleur
À l’issue des qualifications, Red Bull a indiqué que Hadjar ne ressentait pas de douleur au volant. L’équipe souligne aussi la manière progressive dont il a reconstruit son rythme : neuvième des EL3, il a ensuite franchi les trois segments de qualification pour se hisser sur la deuxième ligne.
Cette montée en puissance répond aux prudences affichées avant le week-end. Hadjar avait expliqué que son poignet était suffisamment solide pour résister aux contraintes de la voiture, même si la guérison complète demanderait encore du temps. Le test réel est désormais passé : il a effectué 21 tours en qualifications et trouvé son meilleur chrono en Q3.
Le Français n’a pourtant pas présenté cette quatrième place comme une limite. Après la séance, il a estimé qu’il restait encore du potentiel à libérer. Cette lecture est cohérente avec son approche du week-end : peu de tours en EL1 à cause d’un problème de boîte de vitesses, puis une adaptation méthodique plutôt qu’une recherche immédiate du dernier dixième.
Une RB22 améliorée, mais pas encore simple
Red Bull a apporté à Bakou un ensemble d’évolutions touchant notamment le fond plat, le diffuseur et les pontons. Dès jeudi, Hadjar jugeait la voiture plus agréable que celle qu’il avait laissée à Budapest. Sa quatrième place apporte un premier signal chronométrique positif, sans suffire à isoler l’effet exact de chaque pièce.


