Photo de couverture : Max Verstappen au volant de la Red Bull RB22 lors des qualifications du Grand Prix de Chine, le 14 mars 2026. Photo d’archive ; elle ne montre pas le défi de karting de Silverstone. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Max Verstappen a remporté le défi « Max vs 100 » organisé mercredi à Silverstone. Parti derrière cent adversaires sur une grille de 101 karts, le pilote Red Bull a remonté tout le peloton en environ 35 minutes, bien avant la limite prévue par le règlement de l’événement.
Une remontée lancée dès le premier tour
Le concept imposait à Verstappen de partir dernier et de dépasser chacun des cent participants. Dès le premier tour, le Néerlandais a profité des espaces au milieu d’un peloton très dense pour dépasser une soixantaine de karts et se rapprocher immédiatement des premières positions.
Le plateau réunissait des journalistes, des créateurs de contenu, des sportifs et des supporters sélectionnés par Red Bull. Il ne s’agissait donc pas d’une compétition de niveau homogène face à cent professionnels, mais d’un événement de démonstration construit autour de la capacité de Verstappen à lire le trafic et à enchaîner les dépassements.
Des règles pensées pour ralentir le favori
La course pouvait durer jusqu’à 30 tours ou 75 minutes. Tous les participants utilisaient des karts identiques, avec du lest pour respecter un poids minimum. Chaque adversaire disposait également d’un raccourci utilisable pendant la première moitié de l’épreuve, tandis que celui prévu pour Verstappen ne devait être disponible qu’après la mi-course.
Face à la rapidité de sa remontée, l’organisation a renforcé l’avantage des derniers leaders et retiré à Verstappen l’usage de son propre raccourci. Cela n’a pas suffi : il est revenu sur le groupe de tête puis a dépassé les derniers concurrents pour s’imposer après environ 35 minutes.
Le résultat avant le nombre exact de tours
Les comptes rendus publiés immédiatement après l’épreuve ne s’accordent pas tous sur le comptage du dernier passage : certains parlent de 13 tours, d’autres de 14, tandis qu’un suivi en direct situe l’arrivée au 15e passage. Le fait solide reste le même : Verstappen a pris la tête avant la moitié des 30 tours prévus et a dépassé les cent adversaires partis devant lui.
Le quadruple champion du monde a décrit une épreuve à la fois « très amusante » et « très chaotique ». Le ton était celui d’un spectacle, mais le départ à 101 karts et la circulation permanente ont aussi rappelé les réflexes développés pendant ses années de karting.
Un retour aux racines du karting
Verstappen a commencé le karting à quatre ans et a remporté le championnat du monde KZ en 2013 avant de passer directement à la monoplace. À Silverstone, ce retour ponctuel à sa discipline de formation lui a offert sa première victoire de l’année, comme il l’a souligné avec humour après l’arrivée.
Cette performance ne change évidemment rien au championnat de Formule 1. Elle offre toutefois à Red Bull une opération spectaculaire entre le Grand Prix d’Espagne et le prochain rendez-vous à Bakou, tout en montrant la vitesse avec laquelle Verstappen retrouve ses automatismes dans un kart.


