Photo d’archive : George Russell au volant de la Mercedes numéro 63 au Grand Prix d’Autriche, le 26 juin 2026 ; elle ne montre pas Bakou. © Lukas Raich / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Redimensionnement, recadrage fidèle et compression WebP ; version dérivée distribuée sous la même licence.
Le doublé Mercedes du jeudi à Bakou est incontestable, mais l’écart affiché par la feuille des temps ne suffit pas à désigner la W17 comme favorite absolue.
George Russell a terminé les deux séances en tête et a signé 1 min 43 s 347 en EL2. Kimi Antonelli s’est classé deuxième à 552 millièmes, Max Verstappen troisième à 827 millièmes. Cette marge spectaculaire résume le résultat brut, pas forcément le rapport de force qui attend les équipes en qualifications et en course.
Des tours rapides réalisés dans des conditions différentes
Mercedes insiste sur un premier biais : ses pilotes ont effectué davantage de tours chronométrés avec les pneus tendres. Pendant que la piste continuait de gagner en adhérence, plusieurs rivaux n’ont disposé que d’une tentative réellement exploitable. Bradley Lord, représentant de l’équipe, estime donc que les écarts du vendredi ne sont pas représentatifs.
Motorsport souligne aussi que la W17 ne recevra pas de nouvelle évolution avant la Malaisie. Le résultat de Bakou ne correspond donc pas à l’apparition soudaine d’un package inédit. Il reflète plutôt une voiture immédiatement bien placée, combinée à un programme qui a permis à Mercedes de mieux exploiter la fin de séance.
Les longs relais réduisent nettement l’avantage
Russell lui-même sépare le tour unique du rythme de course. Il juge la Mercedes compétitive sur un tour, mais voit McLaren et Red Bull beaucoup plus proches sur les relais chargés en carburant. Sur un circuit où l’aspiration, la gestion de l’énergie et le trafic peuvent transformer un chrono, cette différence de lecture est essentielle.


