Photo d’archive : Lando Norris lors de la parade des pilotes du Grand Prix de Chine, le 15 mars 2026 ; elle ne montre pas la course de Bakou. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP.
Lando Norris a quitté Bakou sans point et avec une colère rare après avoir été entraîné dans l’accrochage entre Franco Colapinto et Pierre Gasly au premier virage.
À la relance suivant la première voiture de sécurité, Colapinto a manqué son freinage et percuté l’autre Alpine. Gasly a alors été projeté contre la McLaren de Norris. Les trois pilotes ont abandonné à cause des dégâts, alors que le Britannique occupait encore une position susceptible de lui rapporter des points.
Après la course, Norris a estimé que « certains pilotes ne devraient pas être en F1 ». Cette formule vise le niveau de conduite observé dans l’incident, mais elle ne remplace pas la décision sportive : les commissaires ont retenu Colapinto comme responsable de la collision avec Gasly et lui ont infligé une pénalité de dix secondes, convertie en recul de cinq places sur la grille de sa prochaine course puisqu’il avait abandonné.
Une colère qui ne masque pas les faiblesses de McLaren
Norris n’a pas réduit son abandon au seul accident. Il a reconnu avoir été trop lent et en difficulté dans les lignes droites. Dès le début de course, Hadjar puis Verstappen ont repris l’avantage sur lui. Hamilton l’a ensuite dépassé avant qu’un blocage de roues ne le fasse reculer derrière Gasly et Antonelli.
Cette autocritique distingue deux problèmes. Le premier est collectif : McLaren manquait de vitesse de pointe et exposait ses pilotes à de longues phases défensives. Andrea Stella a évoqué trop de traînée, pas assez de vitesse dans les lignes droites et un déficit de rythme dans les virages. Le second est individuel : Norris a admis sa propre erreur avant l’incident qui l’a définitivement éliminé.
La MCL40 n’était donc pas seulement victime des circonstances. Oscar Piastri avait montré qu’un podium restait possible, mais il a perdu de nombreuses places après un blocage au premier virage sur des pneus mediums difficiles à mettre en température. McLaren repart finalement de Bakou sans aucun point.


