Photo d’archive : séance de qualifications du Grand Prix de Malaisie 2007 au circuit de Sepang. Elle ne montre ni les monoplaces ni les pneus de 2026. © Craig / Wikimedia Commons — domaine public. Recadrage central fidèle en 16:9, redimensionnement, retrait des métadonnées et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Pirelli a retenu les gommes C2, C3 et C4 pour le retour de la Formule 1 à Sepang, une sélection volontairement plus offensive afin de rapprocher les stratégies à un et deux arrêts.
Le manufacturier aurait pu choisir un trio plus dur et plus prudent. Il attribue finalement les rôles de pneu dur, medium et tendre aux C2, C3 et C4. L’objectif annoncé n’est pas de garantir deux arrêts, mais d’élargir l’éventail stratégique en réduisant l’avantage théorique de l’option la plus conservatrice.
Cette nuance compte sur un circuit absent du calendrier depuis 2017. Les voitures, les dimensions des pneus et les méthodes de simulation ont profondément changé. Les équipes arrivent donc avec des modèles modernes, mais sans référence de piste réellement représentative de la génération actuelle.
La chaleur peut peser plus lourd que l’usure mécanique
Sepang mesure 5,543 km et associe de longues lignes droites à une portion centrale riche en courbes rapides. Pirelli classe l’énergie transmise aux pneus dans une zone moyenne, comparable à Spa-Francorchamps et Shanghai. La surface reste cependant relativement abrasive, avec une rugosité proche de celle de Bahreïn.
Le principal risque annoncé vient de la température. La chaleur de l’air et de l’asphalte peut accélérer la dégradation thermique sur les deux essieux. Une gomme qui conserve encore de la matière peut ainsi perdre du rendement parce qu’elle dépasse sa fenêtre de fonctionnement.


