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Bakou valide le tendre longue durée : pourquoi le pneu dur a disparu

par F1 News · 27 septembre 2026
Bakou valide le tendre longue durée : pourquoi le pneu dur a disparu

Photo d’archive : gamme de pneus Pirelli de Formule 1 exposée à Londres, le 20 février 2025 ; elle ne montre pas le Grand Prix d’Azerbaïdjan 2026. © Hullian111 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; version dérivée distribuée sous la même licence.

Le Grand Prix d’Azerbaïdjan a confirmé que le pneu tendre C5 pouvait tenir de longs relais à Bakou, au point de rendre le dur C3 inutile pendant la course.

Pirelli avait apporté les trois composés les plus tendres de sa gamme 2026 : C3 dur, C4 medium et C5 tendre. La faible abrasion de l’asphalte et la dégradation presque inexistante ont permis aux équipes de choisir entre les deux gommes les plus rapides sans se protéger avec le composé blanc.

La grille était presque partagée en deux entre tendres et mediums. Après 51 tours, le constat est plus précis qu’une simple victoire de stratégie : le tendre offrait davantage d’adhérence et de confiance, tandis que le medium restait suffisamment endurant pour terminer la course mais exposait davantage les pilotes aux attaques lors des relances.

Le C5 n’était plus seulement un pneu de départ

Avant le week-end, Pirelli anticipait déjà une course à un seul arrêt et des relais inhabituellement longs avec le C5. Les essais ont confirmé une usure très faible, sans graining significatif. Les pilotes pouvaient donc pousser sans devoir préserver immédiatement la surface du pneu.

Cette caractéristique a changé la lecture traditionnelle du tendre. À Bakou, il n’était pas réservé à une courte attaque avant un arrêt précoce. Charles Leclerc, Oscar Piastri, Isack Hadjar, Lewis Hamilton, Oliver Bearman et plusieurs pilotes du peloton l’ont choisi au départ, avec la possibilité de prolonger leur premier relais jusqu’à une neutralisation.

Le composé rouge apportait aussi un avantage au freinage et à la remise en température. Sur un circuit où les relances ont multiplié les erreurs au premier virage, cette qualité comptait autant que l’usure théorique.

Le medium a résisté, mais il a coûté des positions

George Russell, Max Verstappen, Lando Norris, Pierre Gasly et Franco Colapinto faisaient partie des pilotes du top 10 partis en mediums. Verstappen a rapidement signalé un manque d’adhérence, alors qu’Hadjar disposait de tendres sur l’autre Red Bull. Le Néerlandais a finalement terminé devant son équipier, mais son premier relais a exigé davantage de gestion et une consigne d’équipe pour réorganiser les deux voitures.

La fin de course a livré une comparaison plus directe. Les deux Haas ont conservé les mediums après leur arrêt sous voiture de sécurité, tandis que Lindblad disposait de tendres. Ocon et Bearman ont réussi à rester dans les points, mais Lindblad a dépassé les deux voitures et arraché la septième place sur la ligne.

Le medium n’était donc pas une mauvaise gomme : sa longévité a permis de sécuriser des positions. Il offrait simplement moins de performance immédiate lorsque les températures chutaient sous neutralisation et que les pilotes devaient retrouver du grip en un seul freinage.

Pourquoi personne n’a choisi le dur

Le C3 aurait pu devenir utile avec une neutralisation très précoce, obligeant les équipes à couvrir une distance importante. Ce scénario ne s’est pas produit assez tôt. Lorsque la première voiture de sécurité est entrée en piste, le tendre et le medium pouvaient tous deux atteindre l’arrivée sans risque d’usure excessive.

Monter le dur aurait alors ajouté un handicap de mise en température sans bénéfice de durée. Sur les longues lignes droites de Bakou, la difficulté principale n’était pas de préserver la gomme, mais de garder suffisamment de confiance au freinage après les interruptions.

Le bilan de Pirelli est donc cohérent avec la course : très peu d’usure, aucun graining notable, un avantage de performance pour le tendre et aucune justification sportive pour le composé le plus conservateur.

Une leçon qui ne se transpose pas directement à Sepang

La prochaine manche en Malaisie proposera un asphalte plus abrasif, des températures élevées et de longues courbes rapides. Les conclusions de Bakou ne peuvent pas être copiées telles quelles : l’énergie transmise aux pneus et la gestion thermique seront très différentes.

L’enseignement durable concerne plutôt la fenêtre d’utilisation du C5. À Bakou, le tendre a démontré qu’il pouvait devenir un pneu de course complet lorsque l’usure reste faible. À Sepang, les équipes devront repartir de zéro pour déterminer si cette polyvalence résiste à une contrainte beaucoup plus élevée.

Sources

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Sources : www.formula1.com · www.formula1.com · www.formula1.com

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