Photo d’archive : Sebastian Vettel au volant de la Ferrari SF70H pendant le Grand Prix du Canada, le 9 juin 2017. Elle ne montre pas le départ du Grand Prix de Singapour. © pedrik / Wikimedia Commons — CC BY 2.0. Recadrage fidèle en 16:9, redimensionnement, retrait des métadonnées et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Le 17 septembre 2017, la pluie transforme le premier départ nocturne mouillé de la Formule 1 en un basculement majeur du championnat : les deux Ferrari et la Red Bull de Max Verstappen sont éliminées dans les premières centaines de mètres, tandis que Lewis Hamilton passe de la cinquième place sur la grille à la victoire.
Ferrari tenait l’occasion de reprendre l’avantage
Hamilton arrivait à Marina Bay avec 238 points, trois de plus que Sebastian Vettel. La Ferrari semblait mieux adaptée au circuit urbain très sinueux et Vettel avait confirmé cet avantage en décrochant la pole devant Verstappen et Daniel Ricciardo. Kimi Räikkönen partait quatrième, juste devant Hamilton ; pour la première fois depuis deux ans à Singapour, aucune Mercedes n’occupait l’une des deux premières lignes.
La configuration offrait à Ferrari une occasion directe de reprendre la tête du championnat. Vettel avait la position idéale, Räikkönen pouvait contenir Hamilton et la Mercedes avait souffert sur un tracé où la motricité et l’appui comptaient davantage que la vitesse de pointe.
Moins d’une heure avant le départ, la pluie tombe sur Marina Bay. Elle reprend quinze minutes avant le tour de formation et réduit fortement la visibilité. Malgré ces conditions inédites pour la course nocturne de Singapour, la direction de course retient un départ arrêté.
Trois trajectoires convergent vers le même espace
Vettel et Verstappen s’élancent moins bien que Räikkönen. Parti quatrième, le Finlandais remonte très vite par l’intérieur et arrive à la hauteur de la Red Bull avant le premier virage. Depuis la pole, Vettel se décale vers la gauche pour protéger sa position. L’espace disponible disparaît au moment où les trois voitures convergent.
Räikkönen et Verstappen se touchent, puis la Ferrari percute celle de Vettel. Les deux premiers sont projetés hors de la piste et la monoplace de Räikkönen heurte aussi la McLaren de Fernando Alonso, auteur d’un excellent départ. Alonso repart, mais les dégâts le contraignent à abandonner au huitième tour.
Vettel conserve brièvement la tête, avec une Ferrari déjà gravement endommagée. Quelques virages plus loin, il part en tête-à-queue en ligne droite, frappe le mur et perd son aileron avant. Les trois principaux protagonistes de l’accident n’achèvent pas le premier tour.



