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Hamilton pointe le vrai piège de Ferrari à Bakou : les pneus s’allument trop tard

par F1 News · 25 septembre 2026
Hamilton pointe le vrai piège de Ferrari à Bakou : les pneus s’allument trop tard

Photo d’archive : Lewis Hamilton au volant de la Ferrari SF-26 numéro 44 au Grand Prix d’Autriche, le 26 juin 2026 ; elle ne montre pas Bakou. © Lukas Raich / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Redimensionnement, recadrage fidèle et compression WebP ; version dérivée distribuée sous la même licence.

Ferrari a commencé le week-end de Bakou au contact des meilleurs avant de reculer en EL2, et Lewis Hamilton situe le problème moins dans l’équilibre de la SF-26 que dans le moment où ses pneus commencent enfin à fonctionner.

Jeudi, Charles Leclerc et Hamilton avaient signé les troisième et quatrième temps des EL1 avec les pneus médiums. La seconde séance a changé le tableau : Leclerc a terminé quatrième à 1,126 seconde de George Russell, Hamilton cinquième à 1,318 seconde. Les chronos officiels confirment donc un décrochage net, sans pour autant en isoler une cause unique.

Deux tours de préparation ne suffisent pas toujours

Hamilton décrit un phénomène précis. Après un tour de sortie puis un tour de préparation, les pneus ne sont pas encore dans leur fenêtre de fonctionnement. Ils ne commencent à offrir l’adhérence attendue qu’après un passage supplémentaire, alors que certains rivaux parviennent à les activer plus tôt.

Sur le tracé urbain de Bakou, cette attente coûte cher. Un train de pneus tendres ne peut pas être exploité indéfiniment, le trafic complique le choix du tour lancé et chaque préparation supplémentaire réduit la liberté du pilote. La difficulté n’est donc pas seulement de trouver de la performance, mais de la rendre disponible au bon instant.

Ferrari ne publie ni température cible ni mesure interne permettant de quantifier ce retard. Il faut donc s’en tenir au constat des pilotes : la préparation et l’accès à la bonne fenêtre restent les priorités de travail, sans attribuer un chiffre ou un gain chronométrique qui n’a pas été communiqué.

La vitesse de pointe ajoute une seconde contrainte

Hamilton a aussi relevé que la Ferrari ne disposait pas de la même vitesse en ligne droite que Mercedes. À Bakou, où la longue pleine charge vers la ligne d’arrivée amplifie chaque différence de traînée et de déploiement d’énergie, ce déficit complique encore la comparaison.

Une monoplace qui protège mieux ses pneus mais perd du temps dans les secteurs rapides peut sembler stable sans être réellement compétitive. À l’inverse, réduire l’appui pour gagner en vitesse risque de rendre la mise en température plus délicate. C’est le compromis que Ferrari doit affiner, pas une simple correction de réglage isolée.

Les 97 tours donnent une base, pas une réponse définitive

Ferrari a parcouru 97 tours au total jeudi et utilisé les trois mélanges. En EL2, Leclerc a bouclé 24 tours, Hamilton 23, avec des relais longs sur les pneus tendres. L’équipe dispose donc d’un volume important de données, mais Frédéric Vasseur rappelle que la hiérarchie reste difficile à lire : l’aspiration et le trafic pèsent fortement sur les temps, tandis que McLaren n’a pas assemblé son meilleur tour.

Le rapport de la FIA note par ailleurs que les pneus tendres semblaient encore utilisables sur les relais longs, alors que les durs paraissaient moins attractifs. Cette observation générale ne garantit pas que Ferrari ait résolu son problème d’activation sur un tour ; elle suggère surtout que l’endurance du composé ne constitue pas, à ce stade, la seule difficulté.

Une alerte plus utile qu’un verdict

Le classement complet des EL2 place les deux Ferrari derrière Mercedes et Verstappen. Mais le diagnostic de Hamilton apporte davantage qu’une excuse au résultat : il identifie une condition nécessaire pour progresser en qualifications, obtenir l’adhérence dès le premier tour vraiment lancé.

Les données du jeudi ne suffisent pas à annoncer une Ferrari condamnée ou revenue au premier plan. Elles montrent une voiture capable d’être proche en début de week-end, puis plus vulnérable lorsque la piste et les programmes évoluent. La suite dira si l’équipe peut accélérer l’allumage de ses pneus sans sacrifier davantage sa vitesse de pointe.

Sources

Formula 1 — réactions de Hamilton et Vasseur après les essais du jeudi ; Ferrari — rapport officiel des EL1 et EL2 ; FIA — compte rendu et chronos officiels des EL2.

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Sources : www.formula1.com · www.ferrari.com · www.fia.com

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