Photo d’archive : Lewis Hamilton au volant de la Ferrari SF-26 numéro 44 au Grand Prix d’Autriche, le 26 juin 2026 ; elle ne montre pas Bakou. © Lukas Raich / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Redimensionnement, recadrage fidèle et compression WebP ; version dérivée distribuée sous la même licence.
Ferrari a commencé le week-end de Bakou au contact des meilleurs avant de reculer en EL2, et Lewis Hamilton situe le problème moins dans l’équilibre de la SF-26 que dans le moment où ses pneus commencent enfin à fonctionner.
Jeudi, Charles Leclerc et Hamilton avaient signé les troisième et quatrième temps des EL1 avec les pneus médiums. La seconde séance a changé le tableau : Leclerc a terminé quatrième à 1,126 seconde de George Russell, Hamilton cinquième à 1,318 seconde. Les chronos officiels confirment donc un décrochage net, sans pour autant en isoler une cause unique.
Deux tours de préparation ne suffisent pas toujours
Hamilton décrit un phénomène précis. Après un tour de sortie puis un tour de préparation, les pneus ne sont pas encore dans leur fenêtre de fonctionnement. Ils ne commencent à offrir l’adhérence attendue qu’après un passage supplémentaire, alors que certains rivaux parviennent à les activer plus tôt.
Sur le tracé urbain de Bakou, cette attente coûte cher. Un train de pneus tendres ne peut pas être exploité indéfiniment, le trafic complique le choix du tour lancé et chaque préparation supplémentaire réduit la liberté du pilote. La difficulté n’est donc pas seulement de trouver de la performance, mais de la rendre disponible au bon instant.
Ferrari ne publie ni température cible ni mesure interne permettant de quantifier ce retard. Il faut donc s’en tenir au constat des pilotes : la préparation et l’accès à la bonne fenêtre restent les priorités de travail, sans attribuer un chiffre ou un gain chronométrique qui n’a pas été communiqué.
La vitesse de pointe ajoute une seconde contrainte
Hamilton a aussi relevé que la Ferrari ne disposait pas de la même vitesse en ligne droite que Mercedes. À Bakou, où la longue pleine charge vers la ligne d’arrivée amplifie chaque différence de traînée et de déploiement d’énergie, ce déficit complique encore la comparaison.


