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Herta transforme le va-et-vient entre F2 et Cadillac en accélérateur d'apprentissage

par F1 News · 19 septembre 2026
Herta transforme le va-et-vient entre F2 et Cadillac en accélérateur d'apprentissage

Colton Herta décrit comme exigeant mais stimulant le passage répété de sa Formule 2 à la Cadillac de F1, une succession de voitures et de réunions qui accélère selon lui son apprentissage.

Photo de couverture : Colton Herta au volant de la Hitech numéro 4 pendant la manche de Formule 2 en Autriche, le 26 juin 2026. Photo d'archive ; elle ne montre ni la Cadillac MAC-26 ni l'entretien publié le 19 septembre. © Lukas Raich / Wikimedia CommonsCC BY-SA 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement, retrait des métadonnées et compression WebP ; aucune retouche du sujet. Cette version dérivée reste distribuée sous la même licence.

L'Américain mène deux programmes en parallèle en 2026 : une saison complète de F2 avec Hitech et un rôle de pilote d'essai chez Cadillac. Il a déjà pris part à trois séances d'essais libres 1, à Barcelone, Budapest et Monza, au volant de la MAC-26.

Changer de voiture sans temps mort

Herta raconte une journée rythmée par les réunions techniques et les passages d'un cockpit à l'autre. Il n'a guère le temps de s'arrêter pour analyser longtemps ce qui vient de se produire : la priorité suivante arrive immédiatement. Cette densité lui plaît, même s'il reconnaît que le changement de machine reste difficile.

La F2 et la F1 ne sollicitent pas le pilote de la même manière. Puissance, freinage, adhérence, procédures et travail avec les ingénieurs imposent des repères distincts. L'intérêt de ce double programme ne vient donc pas d'une continuité mécanique, mais de la capacité à comparer rapidement les sensations puis à se recentrer sur la tâche demandée.

À Monza, cette transition a été encore plus brutale. Herta a eu un accident pendant les essais de F2, puis a rejoint Cadillac pour conduire la voiture de Sergio Pérez. Sa séance de F1 a ensuite été interrompue par un problème hydraulique présumé après cinq tours et une seule tentative rapide.

Trois séances, trois configurations

Cadillac avait annoncé en avril un programme de quatre EL1 destiné à intégrer Herta au fonctionnement d'un week-end de Grand Prix. Barcelone constituait sa première apparition officielle. La deuxième est venue sur le circuit hongrois, avant Monza.

L'équipe a volontairement exposé son pilote d'essai à des caractéristiques variées. Barcelone et Budapest exigeaient davantage d'appui, tandis que Monza imposait une configuration à faible traînée et une grande précision au freinage. Le temps de piste italien a été très limité, mais l'enchaînement des circuits élargit progressivement sa bibliothèque de références.

Cette diversité est plus utile qu'une simple accumulation de kilomètres identiques. Elle oblige Herta à reconnaître plus vite les réactions de la MAC-26, à comprendre ce qui vient du circuit et à isoler ce qui relève de la voiture.

Écouter Bottas et Pérez pour réduire le délai

Le point le plus concret de son retour d'expérience concerne le travail préparatoire. Herta explique qu'il cherche d'abord à comprendre les principaux problèmes identifiés par les titulaires. Connaître à l'avance leurs difficultés lui permet d'anticiper le comportement de la voiture et de raccourcir la phase de découverte.

Cette méthode ne consiste pas à copier leurs réglages ou leur pilotage. Elle fournit une carte des zones à surveiller : équilibre, freinage, motricité ou procédures. Herta peut ensuite confronter ces indications à ses propres sensations et donner à l'équipe un retour supplémentaire.

Il dit observer des progrès à chaque sortie, tout en reconnaissant que seule une augmentation du temps de roulage lui permettra de maximiser complètement la voiture. La déclaration reste celle du pilote ; elle ne constitue ni une promesse de titularisation ni une mesure indépendante de sa performance.

Un apprentissage lié au projet Cadillac

Cadillac présente ces EL1 comme une étape de développement, pas comme une audition isolée. Graeme Lowdon avait expliqué au lancement du programme que ces séances devaient intégrer Herta à l'équipe et évaluer sa contribution au travail du week-end.

La situation de Monza montre aussi les limites du dispositif. Un incident en F2 ou un problème technique en F1 peut réduire fortement la collecte de données. La valeur du programme repose donc autant sur la répétition des préparatifs, des débriefings et des adaptations que sur le nombre de tours finalement bouclés.

Pour Herta, le chaos apparent devient ainsi une méthode : absorber rapidement les informations, changer de contexte et repartir avec un objectif précis. Ce rythme ne garantit pas son avenir en F1, mais il lui donne une expérience qu'une saison disputée dans une seule catégorie ne pourrait pas reproduire.

Sources

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Sources : racingnews365.com · www.cadillacf1team.com · www.cadillacf1team.com · www.cadillacf1team.com

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