Mercedes attendra le Grand Prix disputé à Sepang, du 2 au 4 octobre, pour installer sa prochaine évolution importante sur la W17 ; Andrew Shovlin espère alors remettre l'équipe dans la lutte pour la pole position.
Photo de couverture : Kimi Antonelli au volant de la Mercedes W17 pendant les qualifications du Grand Prix de Chine, le 14 mars 2026. Photo d'archive ; elle ne montre ni Bakou, ni Sepang, ni les nouvelles pièces annoncées. © Liauzh / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet.
Le directeur de l'ingénierie en piste précise que l'écurie apportera peu de nouveautés à Bakou. Ce calendrier distingue deux objectifs : adapter la voiture à un circuit très particulier en Azerbaïdjan, puis mesurer à Sepang un package conçu pour produire un progrès plus général.
Bakou sans grand paquet d'évolutions
Shovlin décrit Bakou comme un tracé où la traînée aérodynamique compte davantage que l'appui maximal. La longue ligne droite récompense l'efficacité et la vitesse de pointe, tandis que les virages lents et les bosses exigent une voiture stable, capable de rester en contact avec la piste.
Mercedes aborde ce rendez-vous avec un motif de confiance : la W17 s'est montrée compétitive à Monza, autre circuit où la résistance à l'avancement pèse lourd. Cette comparaison ne garantit pourtant rien. Bakou associe des freinages en appui, des murs proches et des passages lents que Monza ne reproduit pas.
L'absence de grande nouveauté ne signifie donc pas que la voiture restera inchangée dans tous ses détails. Les équipes adaptent habituellement leurs ailes, leur refroidissement et leurs réglages au circuit. La déclaration de Shovlin porte sur le prochain ensemble significatif, pas sur chaque élément de configuration.
Le vrai rendez-vous technique est fixé à Sepang
La manche malaisienne a été ajoutée au calendrier 2026 pour accueillir le Grand Prix de Bahreïn et se déroulera du 2 au 4 octobre, une semaine après Bakou. C'est à ce moment que Mercedes prévoit d'introduire son prochain développement important, destiné à rester sur la voiture pour la suite de la saison.
Shovlin parle d'un pas qu'il espère suffisamment solide pour replacer Mercedes dans la bataille du samedi. Le choix des mots est important : il exprime un objectif, pas un gain mesuré. L'équipe n'a publié ni valeur aérodynamique, ni estimation chronométrique, ni liste complète des pièces.
Sepang offrira un test différent de Bakou. Son enchaînement de courbes rapides, de virages plus lents et de longues accélérations permettra d'observer si l'évolution élargit réellement la fenêtre de fonctionnement de la W17. Un résultat isolé restera toutefois dépendant des pneus, de la météo et du niveau des rivales.
Deux victoires, mais une série de poles interrompue
Mercedes arrive avec deux victoires consécutives, à Monza puis à Madrid. Cette réussite en course masque une évolution plus contrastée en qualification. Après avoir signé les dix premières poles de la saison, l'écurie n'est plus partie en tête lors des quatre derniers Grands Prix ; Lando Norris en a obtenu trois pendant cette séquence.
Shovlin souligne que l'écart entre le premier et le sixième sur la grille peut désormais tenir en un ou deux dixièmes. Dans une zone aussi serrée, une petite amélioration peut changer plusieurs positions, mais une erreur de préparation des pneus ou un tour imparfait peut produire l'effet inverse.
La dernière pole Mercedes remonte à Spa-Francorchamps, en juillet. Retrouver la première ligne constituerait donc un indicateur plus précis du rendement brut du nouveau package que la seule lecture d'un résultat de course, où stratégie, départs et neutralisations peuvent modifier l'ordre.
Un développement espacé depuis Montréal
Selon Shovlin, la dernière évolution majeure de la W17 avait été introduite à Montréal au mois de mai. Depuis, Mercedes a surtout utilisé des adaptations plus limitées. Le paquet de Sepang sera donc la première occasion depuis plusieurs mois d'évaluer un changement d'ampleur sur une voiture qui mène le championnat des constructeurs.
Ce leadership ne rend pas la qualification secondaire. Partir devant réduit l'exposition au trafic et élargit les choix stratégiques, surtout lorsque les écarts sont minimes. Mercedes cherche ainsi à convertir sa solidité récente en avantage plus net sur un tour.
Bakou servira d'abord de contrôle sur une configuration à faible traînée. Sepang donnera ensuite le premier verdict sur les nouvelles pièces. La seule conclusion certaine avant leur apparition reste celle du calendrier : Mercedes diffère son prochain grand pas technique et refuse d'en présenter l'effet comme acquis.


