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Lawson nuance Verstappen : les F1 2026 restent difficiles à apprivoiser

par F1 News · 19 septembre 2026
Lawson nuance Verstappen : les F1 2026 restent difficiles à apprivoiser

Liam Lawson comprend pourquoi Max Verstappen juge les Formule 1 de 2026 moins sensibles aux interventions du pilote, mais il refuse d'en déduire qu'elles sont simples à maîtriser.

Photo de couverture : Liam Lawson au volant de la Racing Bulls VCARB 03 pendant les qualifications du Grand Prix de Chine, le 14 mars 2026. Photo d'archive ; elle ne montre ni sa Red Bull actuelle ni l'entretien publié le 19 septembre. © Liauzh / Wikimedia CommonsCC BY 4.0. Recadrage central fidèle, redimensionnement, retrait des métadonnées et compression WebP ; aucune retouche du sujet.

Le Néo-Zélandais parle avec une expérience rare cette saison : appelé chez Red Bull pendant la convalescence d'Isack Hadjar, il est l'un des deux pilotes, avec Yuki Tsunoda, à avoir changé de monoplace en cours de championnat. Son retour d'expérience distingue la rapidité avec laquelle un pilote peut atteindre un niveau correct et le travail beaucoup plus fin nécessaire pour se sentir réellement à l'aise.

Une voiture compliquée autrement

Verstappen avait relié l'adaptation rapide des remplaçants à des voitures qu'il ressent comme moins directement commandées par le pilote. Le système de gestion de l'énergie, central avec la nouvelle génération de groupes propulseurs, peut en effet imposer des comportements que le pilote ne décide pas seul.

Lawson admet cette perte partielle de contrôle, mais souligne que les procédures et l'utilisation de l'énergie rendent au contraire les monoplaces complexes. Selon lui, les écarts plus importants entre certaines équipes peuvent donner l'impression qu'il est plus facile d'atteindre rapidement le rythme général. Cela ne signifie pas que le dernier niveau de performance soit automatiquement accessible.

Son propos ne nie donc pas le ressenti de Verstappen. Il en resserre la portée : une voiture peut être moins vive dans sa réponse à certaines actions et rester difficile à exploiter parce que la complexité s'est déplacée vers d'autres paramètres.

De Racing Bulls à Red Bull, les repères ne se copient pas

La VCARB 03 et la RB22 utilisent le même groupe propulseur, mais Formula 1 avait déjà documenté après Zandvoort tout ce qui changeait pour Lawson : direction, équilibre dans les virages, adhérence à haute vitesse et préparation des pneus. Le pilote expliquait alors que, hors moteur, presque chaque sensation était différente.

Le témoignage publié le 19 septembre ajoute une dimension plus personnelle. Lawson dit ne pas pouvoir transférer simplement vers la Red Bull les préférences construites pendant un an et demi chez Racing Bulls. Certains inconforts ne ressortent pas immédiatement d'une feuille de réglages ou d'une comparaison de données ; il doit les contourner par son pilotage pendant qu'il apprend la voiture.

Cette distinction compte pour lire ses trois remplacements. Une arrivée dans les points montre qu'il peut produire rapidement un résultat. Elle ne prouve pas que la monoplace est devenue interchangeable d'un pilote à l'autre, ni que ses automatismes précédents restent utilisables sans adaptation.

L'apprentissage rapide ne supprime pas la mise au point

À Zandvoort, Formula 1 rappelait que Lawson n'avait eu qu'une journée de simulateur avant un week-end Sprint et qu'il s'était qualifié à un dixième de Verstappen avant de terminer septième. Depuis, il a ajouté une sixième place à Madrid, après une quatorzième à Monza.

Ces résultats donnent deux lectures compatibles. Les F1 2026 permettent peut-être à un pilote expérimenté de rejoindre plus vite une zone de performance exploitable. Mais la recherche des derniers dixièmes exige toujours de comprendre comment la voiture réagit, de préparer les pneus correctement et de reconstruire la confiance avec une direction et un équilibre différents.

Lawson ne tranche pas le débat par une formule absolue. Il décrit plutôt un changement de nature de la difficulté : moins de contrôle direct sur certains phénomènes, davantage de gestion, puis une couche de réglages et de sensations qui demeure propre à chaque pilote.

Un témoignage utile avant Bakou

Red Bull n'a pas présenté l'intérim de Lawson comme permanent. La décision pour Bakou dépend de la récupération d'Hadjar et de son passage au simulateur. Les propos du remplaçant éclairent néanmoins ce que représente chaque week-end supplémentaire : du temps pour comprendre la RB22, pas la preuve que la voiture est devenue facile.

Le débat lancé par Verstappen porte finalement sur deux questions différentes. La nouvelle réglementation a-t-elle réduit l'influence immédiate du pilote sur certains comportements ? Et une monoplace moins sensible à ces commandes est-elle plus simple à conduire à sa limite ? Lawson répond oui à une partie de la première, mais reste beaucoup plus prudent sur la seconde.

Sources

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Sources : racingnews365.com · www.formula1.com · www.formula1.com

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