Photo d’archive : vue extérieure du circuit international de Sepang, le 25 juin 2023. Elle ne montre ni le week-end de course 2026 ni une séance de Formule 1. © *angys* / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Recadrage central fidèle en 16:9, redimensionnement, retrait des métadonnées et compression WebP ; aucune retouche du sujet. Cette version dérivée reste distribuée sous la même licence.
Douze pilotes sur vingt-deux découvriront Sepang au volant d’une Formule 1, tandis que toutes les équipes abordent le circuit sans référence réellement exploitable pour la génération de voitures introduite en 2026.
Le retour en Malaisie après neuf ans d’absence crée une situation rare. Dix pilotes du plateau ont déjà disputé un Grand Prix à Sepang, mais aucun concurrent ne peut transposer directement ses données de 2017. Les châssis sont plus petits, l’aérodynamique a changé et la gestion de l’énergie occupe désormais une place beaucoup plus importante.
La connaissance du tracé ne disparaît pas pour autant. Lewis Hamilton, Fernando Alonso et Max Verstappen y ont déjà gagné, et les pilotes expérimentés savent où se situent les principales difficultés. Leur avantage porte toutefois davantage sur les repères visuels et l’enchaînement des virages que sur un réglage prêt à l’emploi.
McLaren admet les limites du travail virtuel
Lando Norris et Oscar Piastri font partie des débutants à Sepang. McLaren leur a consacré du temps de simulateur, mais son directeur de la course Randy Singh souligne deux incertitudes : la précision du modèle numérique du circuit et la compréhension de l’asphalte réel. Ces écarts peuvent modifier le comportement des pneus et invalider une partie du réglage préparé à l’usine.
Le vendredi devient donc une séance de recalage autant qu’une séance d’essais. McLaren devra comparer les mesures de la piste avec ses simulations, ajuster l’appui et la traînée, puis observer la manière dont les nouvelles monoplaces se suivent et dépassent sur un tracé large. Les deux longues lignes droites réclament une bonne efficacité, tandis que les courbes rapides du secteur central récompensent la charge aérodynamique.
Ce compromis intéresse particulièrement l’équipe britannique. Sa vitesse de pointe a limité ses possibilités à Bakou, mais McLaren estime que son important package d’évolutions doit mieux fonctionner à Sepang, où la variété des virages permet de valoriser davantage l’appui. Des éléments de carrosserie propres au circuit sont prévus, sans nouveau développement de la même ampleur.
Une piste qui évoluera rapidement
Les équipes s’attendent à une adhérence faible au début des essais, puis à une amélioration au fil des tours. La portion comprise entre les virages 6 et 12 a été resurfacée en 2023 et d’autres travaux ont concerné le virage 9. Cela ne transforme pas l’identité du circuit, mais suffit à compliquer les comparaisons avec les anciennes archives.


