Photo d’archive : Lance Stroll sur la scène de la fanzone du Grand Prix du Japon, le 4 avril 2025. Elle ne montre pas la négociation de son contrat. © Liauzh / Wikimedia Commons, recadrage par Mb2437 — CC BY-SA 4.0. Fichier reproduit sans modification supplémentaire.
Selon les informations de Marc Limacher, Lance Stroll percevra 15 millions d’euros par saison à partir de 2027, soit une rémunération proche des 17 millions estimés pour Oscar Piastri. Une hausse annoncée de 25 % qui contraste avec les résultats du Canadien et pose la question du poids des performances dans les contrats de Formule 1.
Sur la piste, leurs palmarès sont très différents. Sur la feuille de paie, l’écart pourrait devenir bien plus réduit. Selon Marc Limacher, auteur du Business Book GP, Lance Stroll passerait de 12 à 15 millions d’euros annuels en 2027 et 2028. Aston Martin a confirmé sa prolongation, mais n’a pas dévoilé les conditions financières de l’accord.
Face aux 17 millions d’euros estimés pour Oscar Piastri, la différence serait de deux millions par saison. Le Canadien atteindrait ainsi près de 88 % de cette estimation de la rémunération du pilote McLaren. Les chiffres restent indicatifs : les sources divergent sur les salaires, et cette comparaison rapproche le montant annoncé pour Stroll en 2027 d’une estimation du contrat actuel de Piastri.
Une proximité financière qui tranche avec le palmarès
Piastri compte neuf victoires et vingt-huit podiums en Formule 1. Dès ses premières saisons, l’Australien s’est imposé comme un élément majeur du retour de McLaren au sommet, avant de disputer le titre mondial jusqu’à la dernière course en 2025. Stroll, présent dans la catégorie depuis 2017, affiche trois podiums et une pole position, sans avoir remporté de Grand Prix.
Le contraste est suffisamment marqué pour que cette proximité salariale interpelle. Les résultats de Piastri l’ont installé parmi les pilotes capables de jouer les premiers rôles. Ceux de Stroll ne lui ont pas permis d’acquérir un statut sportif comparable.
Dans la grille d’estimations retenue, Piastri se place juste au-dessus de Pierre Gasly, crédité de 16 millions d’euros annuels. Avec les 15 millions annoncés pour 2027, Stroll se situerait légèrement en dessous du Français. Trois rémunérations voisines, mais des trajectoires sportives qui ne racontent pas la même histoire.
Une augmentation dans une saison particulièrement difficile
Le calendrier rend cette hausse annoncée encore plus frappante. Au 30 septembre, après quinze Grands Prix en 2026, Stroll n’a inscrit aucun point. Il totalise toutefois dix abandons : la fiabilité et les difficultés de sa monoplace interdisent de faire porter au pilote seul la responsabilité de ce bilan.
Cette nuance ne fait pas disparaître la question. Trois millions d’euros supplémentaires par an, dans une saison aussi compliquée, représentent une revalorisation importante. De quoi alimenter, chez les observateurs et les supporters, le débat sur le lien entre résultats et rémunération.


