Oscar Piastri reconnaît que plusieurs automatismes construits avant 2026 ne fonctionnent plus avec les nouvelles F1, tandis que McLaren a renforcé les moyens consacrés à son adaptation.
Photo de couverture : Oscar Piastri au volant de la McLaren MCL40 lors des essais du Grand Prix d’Australie, le 6 mars 2026. Photo d’archive ; elle ne montre pas Bakou. © Yu Chu Chin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Orientation corrigée, recadrage central fidèle au format 16:9, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet. Fichier dérivé diffusé sous la même licence.
L’Australien ne décrit pas un problème unique qu’un réglage suffirait à effacer. Il parle d’une courbe d’apprentissage irrégulière, faite de progrès et de rechutes, parce que la génération 2026 demande une autre manière d’exploiter la voiture.
Des habitudes devenues contre-productives
Piastri explique avoir dû abandonner certains réflexes acquis au fil des saisons précédentes. Ce constat éclaire ses difficultés sans les transformer en excuse : la MCL40 possède ses propres exigences et le pilote cherche encore à rendre ses bonnes performances reproductibles.
Le problème est moins la vitesse sur un tour isolé que la capacité à comprendre pourquoi une approche fonctionne sur un circuit puis perd de son efficacité sur le suivant. Dans ce contexte, progresser signifie parfois retirer une ancienne habitude avant d’en construire une nouvelle.
McLaren réaffecte des ressources
Selon Piastri, l’équipe a déplacé davantage de ressources d’ingénierie vers son côté du garage. La formulation ne signifie pas que McLaren abandonne Lando Norris ni qu’elle garantit un résultat immédiat. Elle indique que le diagnostic et l’accompagnement du pilote sont devenus un chantier prioritaire.
Le soutien porte sur l’analyse des données, les réglages et la compréhension des réactions de la voiture. Piastri affirme constater des avancées, tout en reconnaissant ne pas encore maîtriser complètement l’ensemble.
Bakou, circuit de contrastes pour Piastri
Le retour en Azerbaïdjan place ce travail sous une lumière particulière. Piastri y associe son meilleur souvenir, la victoire de 2024, et l’un de ses pires, son week-end 2025. Le tracé urbain ne pardonne pas les hésitations et exige de la confiance au freinage comme dans les passages étroits.
Cette histoire contrastée interdit de présenter Bakou comme une solution automatique. Elle en fait plutôt un test : si les ajustements de pilotage et le soutien technique fonctionnent, Piastri devrait pouvoir mieux expliquer ses sensations et stabiliser son niveau au fil du week-end.
Une progression qui ne suit pas une ligne droite
Le pilote refuse l’idée d’une amélioration continue course après course. Son discours est plus prudent : les progrès existent, mais ils peuvent être masqués par un circuit, un réglage ou le retour d’un ancien réflexe.
McLaren traite donc l’adaptation comme un processus technique, pas comme une crise personnelle. Le prochain enjeu sera de convertir ce travail en performances répétables, sans promettre qu’une seule course suffira à résoudre le problème.
Sources
Formula 1, entretien avec Oscar Piastri ; FIA, conférence de presse du 23 septembre 2026.


