Photo d’archive : gamme de pneus Pirelli de Formule 1 photographiée pendant les essais de Catalogne, le 1er mars 2017. Elle ne montre ni les prototypes 2027 ni les essais d’Imola 2026. © Morio / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0. Recadrage central fidèle en 16:9, redimensionnement et compression WebP ; aucune retouche du sujet. Cette version reste distribuée sous la même licence.
Pirelli développe pour 2027 des pneus capables de générer davantage de chaleur et de dégradation, afin de rouvrir les choix stratégiques après une saison dominée par les courses à un seul arrêt.
Simone Berra, ingénieur en chef de Pirelli en Formule 1, explique que le travail porte d’abord sur la structure du pneu. Plusieurs solutions ont été évaluées séparément sur l’essieu avant et sur l’essieu arrière pour augmenter la dégradation thermique. La gamme définitive de composés n’est pas encore arrêtée.
Neuf courses sur quinze à un seul arrêt
Selon le décompte publié par The Race, la majorité du peloton et le vainqueur ont suivi une stratégie à un arrêt dans neuf des quinze premiers Grands Prix de 2026. Bakou a illustré cette endurance : les pneus tendres pouvaient y tenir une très longue distance, ce qui a réduit la variété des plans de course.
Pirelli ne cherche pas à fabriquer un pneu fragile par principe. L’objectif consiste à créer une perte de performance suffisamment lisible pour que prolonger un relais, changer plus tôt ou choisir un autre composé redeviennent de véritables options. Une dégradation excessive produirait l’effet inverse en obligeant tous les pilotes à adopter la même prudence.
Les vraies voitures 2026 changent la méthode
Le manufacturier avait dû concevoir sa gamme 2026 à partir de simulations et de monoplaces de transition. Les estimations de charge aérodynamique fournies par les équipes variaient fortement, alors qu’aucune voiture équipée du groupe propulseur actuel n’existait encore sur piste.
La préparation de 2027 repose désormais sur les voitures réelles de cette saison. Pirelli peut observer les contraintes produites par l’aérodynamique et par la gestion d’énergie des groupes propulseurs 2026, puis comparer directement les structures expérimentales. Berra estime que cette base fournit une image beaucoup plus claire que les anciennes voitures mulets.


